Archive pour la catégorie 'Violence policière'

13
oct
09

Manifestation d’environ 200 à 300 personnes

Manifestation réussie, même si la machine policière a encore voulu nous mettre des bâtons dans les roues.

Manifestation contre la répression d'Etat

La manifestation du 10 octobre en solidarité aux victimes de la répression d’Etat a bien eu lieu même si le parcours a été imposé et modifié par les flics. Mais il est important de souligner qu’aucun incident ne s’est produit et que les fascistes n’étaient pas présents. La manifestation s’est passée de façon très pacifique et nous nous en félicitons. Nous regrettons toute de même, qu’à la fin, les flics aient voulu encore une fois nous provoquer en nous empêchant de continuer de manifester, ce qui a entrainé une blessée à la tête. Nous condamnons avec force l’action de la brigade anti-criminalité ainsi que les gradés en civils qui ont agressé cette personne.

Comité du 23.

24
sept
09

6 CRS révoqués à vie de la police nationale pour violence (wormhout)

6 CRS hors services de la CRS 40 de Dijon ont été condamné seulement de 6 à 8 mois de prisons avec sursis pour violences sur 4 jeunes dans une discothèque près de Wormhout le 12 juillet 2009. Ils les avaient notamment aspergés de gaz lacrymogène, et détruit leur voiture à coups de tonfas et manches à balais. Rappelons que ces porcs étaient présents dans les environs de Calais durant cette période probablement pour chasser du migrant. Et bien tout cela est finit, puisque , le règlement disciplinaire de la police indique que si un fonctionnaire à une peine équivalente à ces 6 mois de prisons avec sursis, cela entraine obligatoirement la révocation à vie de la Police.Impossibilité d’y revenir.

Rappelons que pour un simple outrage, une peine comme celle-la peut-être prononcé….

source : http://lille.indymedia.org/article17612.html

12
sept
09

Un bel exemple de milice fasciste à Calais

C’est sans surprise à Calais que les abus de pouvoir de la police sont nombreux et très remarquables…

En juillet des militant-e-s du No Border se relaient pour assurer une présence quasi permanente aux alentours des jungles des migrant-e-s.

En même temps se tient une exposition de photos sur le monde et ses splendeurs (un comble à Calais!), la maire se pavane entourée de ses fans umpistes et autres défenseurs de la classe bourgeoise… Des militant-e-s sortent une petite banderole au milieu des promeneurs, dans le parc où a lieu l’expo, scandent à peine un demi slogan que les « forces de l’ordre » les ont déjà encerclés…

le parc à calais

Un autre militant interpelle la maire pour lui demander quand les migrant-e-s auront enfin accès à un dispositif correct pour leur hygiène (2 jours auparavant un No Border d’origine anglaise s’était fait interpeller puis placer en garde-à-vue pour la même question, ce dont avait fait écho la presse), il ne finit pas au commissariat mais des flics le font taire.

Ambiance.

Jusque là rien d’inhabituel (même si c’est triste, déjà).

C’est à ce moment que je remarque la photo de la maire, sur un panneau de présentation qui vante les qualités de l’exposition, du photographe, et bouchartsurtout de la belle et grande mairie qui accueille un projet… comment dire? … si… culturel! Sur la photo en question un brave éclairé a jugé drôle d’ajouter sur la tronche de madame les petites moustaches noires, et aussi un « truc dégueulasse » sur la bouche de notre intéressée.

Ni une, ni deux, je dégaine l’appareil pour une photo souvenir. Et là quelle ne fut pas ma surprise de voir un officier de la police nationale s’ériger, défenseur, entre ma petite personne et le panneau. « Non » qu’il me dit.

Je ne comprends pas immédiatement que c’est la photo qu’il m’interdit de prendre. Je lui fais partager que son avis ne m’intéresse absolument pas et que c’est pas sa tronche que je veux immortaliser mais celle de sa patronne. Il n’en démord pas. « Je trouve pas ça drôle » ajoute-t-il en me regardant, tout heureux de faire valoir son petit pouvoir.

Impossible, je n’arrive même pas à m’énerver. Un militant qui observe la scène et me voit désemparée intervient. Il dit juste que je suis parfaitement en droit de prendre la photo, et même si je veux je peux prendre l’agent en photo aussi, c’est tout à fait mon droit (en vertu de l’article 226-1 du CCP). Le flic commence à en avoir marre, il hausse le ton. C’est là que quelque chose de plus hallucinant encore se produit : le militant demande juste au policier son nom et son numéro de matricule. C’en est trop : le flic lui fait une clé de poignet, l’emmène 10 mètres plus loin, lui passe les menottes et l’envoie au commissariat pour un contrôle d’identité…

Et on passe les menottes...

Ce n’est pas une histoire passionnante. Il n’y a pas de coups, pas d’insultes… Pourtant c’est l’accumulation d’anecdotes de ce genre qui permettent de constater ce qu’encore la majorité de la population se refuse de voir : la police est fasciste et autoritaire. Police fasciste = État fasciste. C’est sans appel.

Et encore, ayant la chance d’avoir des papiers, nous ne bénéficions pas du traitement de faveur que la police accorde aux migrants.

Minette pour le Comité du 23




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